Urgence pour les Urgences !

03 juin 2022 | Ecrit par Patrice MARCHAND
S’il est de coutume d’assister, chaque été, à des fermetures de service dans les hôpitaux, notamment de services d’urgence, nous ne pouvons que déplorer qu’aucune mesure significative n’ait été prise pour répondre aux besoins de la population et des professionnels, alors que la CGT alerte depuis des années sur la situation très préoccupante de l’hôpital public.

L’été 2022 s’annonce extrêmement difficile avec plus de 120 services d’urgences qui se voient contraints de limiter leur activité ou de fermer faute de professionnels, ce qui représente près de 20% des structures d’urgences françaises. Tous les établissements sont touchés, qu’il s’agisse des CHU ou des hôpitaux de proximité.

Ce déficit de professionnels concerne l’ensemble des personnels de l’hôpital : médecins, infirmiers, aides-soignants, agents de services hospitaliers, manip radio, kiné… Ce sont, par exemple, 60 000 postes d’infirmiers qui sont vacants dans toute la France et un besoin de 25% de médecins urgentistes supplémentaires pour garantir un accueil de qualité aux urgences.
La pression sur l’hôpital tient à des conditions de travail particulièrement dégradées, des situations de burn-out, de dépression, avec de nombreux soignants qui jettent l’éponge, soit parce qu’ils ne peuvent plus effectuer correctement leur travail, soit du fait d’un manque de reconnaissance de leurs compétences que le Ségur de la santé n’a pas permis de compenser.
Aujourd’hui, les urgences sont en grande difficulté et l’arrivée de l’été et des congés saisonniers va encore renforcer la situation de pénurie déjà dramatique.
L’inaction du gouvernement depuis la pandémie de COVID n’a fait que renforcer une situation déjà très dégradée et, cela, bien avant la crise, comme les mobilisations de 2019 l’ont montré. Le premier quinquennat Macron n’a permis de palier ni au manque de soignants, ni au manque de lits. C’est plutôt l’inverse puisque ce sont près de 17 500 lits qui ont fermé en 5 ans et cela pendant une période de pandémie mondiale…
Face à ces pénuries, ce n’est pas une mission Flash sur l’organisation des urgences qui résoudra la crise. Elle aboutira sans doute à un énième rapport voué à finir dans un tiroir après les élections législatives. Ce sont des mesures concrètes et immédiates qui sont nécessaires avec des moyens à hauteur des enjeux pour répondre aux besoins de la population. Il faut augmenter les salaires, former et recruter.
La CGT revendique la création de 100 000 emplois de soignants, à la fois pour pallier les manques mais, aussi, pour garantir un accueil et une prise en charge de qualité tout autant qu’une amélioration des conditions de travail des soignants.
Oui, nous avons besoins d’actes politiques en rupture avec ceux des toutes dernières années !
À l’initiative de la CGT, 9 organisations appellent à la mobilisation dans tous les hôpitaux de France le 7 juin prochain pour demander une hausse générale des salaires, des recrutements immédiats de personnels ainsi que l’arrêt de toutes les fermetures de services et de lits.

Montreuil, le 2 juin 2022

Rassemblement ce mardi 31 mai devant la préfecture de l’Aube

02 juin 2022 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Tous en grève mardi 31 mai

31 mai 2022 | Ecrit par Patrice MARCHAND

L’urgence, c’est les salaires

25 mai 2022 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Les syndicats solidaires des travailleurs et travailleuses LGBTIQ

17 mai 2022 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Le 17 mai prochain, à l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie, la CSI exprimera une nouvelle fois sa solidarité envers les travailleurs et travailleuses LGBTIQ en réaffirmant son engagement à faire respecter les droits et la dignité de tous les travailleurs, quelles que soient leur orientation sexuelle ou leur identité et expression de genre.  

Malgré les progrès accomplis et les nombreux objectifs atteints, l’homophobie et la transphobie demeurent toujours d’actualité dans le monde du travail et la société. 

Les travailleurs et travailleuses LGBTIQ doivent faire face à de nombreuses formes de violence, de harcèlement et d’exclusion au sein de la société et tout au long de leur carrière professionnelle, y compris dans le secteur de l’éducation, notamment lorsqu’il s’agit du recrutement ou de la qualité des conditions d’emploi. 

La pandémie de COVID-19 a multiplié les risques de paupérisation et d’exclusion de ces travailleurs qui, confrontés à une recrudescence des actes de harcèlement, sont aussi les premiers concernés par les pertes d’emplois et de revenus. Nombre d’entre eux travaillent dans les industries et les secteurs les plus durement touchés par la pandémie, comme le commerce de détail, l’hôtellerie ou le tourisme.  

Les syndicats se mobilisent pour garantir que les travailleurs et travailleuses LGBTIQ soient protégé(e)s et puissent exercer leurs droits, tant au niveau juridique que dans leur vie quotidienne. En exerçant la pression et en plaidant en leur faveur, les syndicats s’efforcent de promouvoir les campagnes de sensibilisation et d’éducation, tout en défendant les politiques syndicales inclusives et transformatrices.

Partout dans le monde, les syndicats se déclarent depuis longtemps solidaires de la communauté LGBTIQ et sont à la tête des initiatives visant à créer des lieux de travail inclusifs et sûrs. 

En Europe du Sud-Est, les syndicats s’intéressent en particulier à l’intersection entre les droits des LGBTIQ et le droit des travailleurs de disposer de lieux de travail sûrs et sains, exempts de violence et de harcèlement. Les syndicats s’emploient également à renforcer la représentation et la capacité des personnes LGBTIQ au sein même de leurs structures.

En Afrique du Sud, le COSATU se charge de former et sensibiliser les affiliés et les dirigeants syndicaux aux problèmes rencontrés par les travailleurs et travailleuses LGBTIQ. L’organisation se charge de négocier l’introduction de dispositions relatives aux LGBTIQ dans les conventions collectives, afin que tous les travailleurs, quelle que soit leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, puissent bénéficier des mêmes avantages.  

La CSI a approuvé la « Charte de solidarité des Global Unions : travailleurs LGBTI », marquant un engagement mondial à garantir que les travailleurs et travailleuses LGBTIQ puissent exercer leurs droits humains fondamentaux au sein de la société et dans le monde du travail. Aujourd’hui comme demain, les syndicats se déclarent solidaires des travailleurs et travailleuses LGBTIQ.