Mesures Macron 1ers éléments d’analyse de la CGT

07 mai 2019 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Mesures Macron 1ers éléments d’analyse

Les mesures économiques proposées par Macron : du répit pour les classes aisées, pas pour les salarié.e.s
Rien de très surprenant n’a été présenté par le Président de la République. Ce qu’il a annoncé forme un ensemble confus de mesures imprécises. Une chose est claire en revanche : le patronat et les classes aisées peuvent souffler, quand les salarié.e.s doivent se préparer à travailler plus. Rien de très nouveau dans le « nouveau monde ».

Une baisse de l’impôt sur le revenu en trompe-l’oeil

Pérennisation de la « prime Macron » au détriment des salariés et des prestations sociales

L’évasion fiscale : pas un manque d’évaluation, mais de volonté politique

Pas de rétablissement de l’ISF ; les plus riches peuvent dormir tranquilles. etc.  Pour télécharger le document complet.

Le 9 mai c’est l’affaire de tous

03 mai 2019 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Le 9 mai c’est l’affaire de tous.

Ne laissons pas les fonctionnaires seuls défendre un bien public.

Rendez vous nombreux et en rouge

à 10h00

Place de l’Hôtel de ville de Troyes

à 15h30

Place de la mairie à Bar sur Aube.

Le gouvernement a décidé de faire subir, à la fonction publique le même choc, qu’ont connu plusieurs services publics, sans pour autant montrer une quelconque efficacité. C’est dénigrer ce qu’exige la population française, plus de service public et des services publics partout y compris en milieu rural.

Emmanuel Macron, lors de sa campagne électorale avait jugé inadapté et inefficace la fonction publique, et promis la suppression de 120000 postes de fonctionnaire : il confirme.

Si une telle mesure voyait le jour, les besoins fondamentaux des citoyens, des travailleurs, du pays tout entier seraient mis à mal.

Emmanuel Macron veut réduire le déficit public, sur le dos de la fonction publique, et des services rendus à la population. Des économies il peut en faire, ne serait-ce en commençant par le CICE, distribué à des entreprises multimillionnaires, qui continuent de gaver leurs actionnaires en dividendes.

La CGT milite au renforcement des services publics, et pour un statut renforcé des fonctionnaires leur garantissant leur indépendance et leur responsabilité, garantissant également neutralité et impartialité dans l’exercice de leurs missions.

Exigeons de nouveaux services publics, pour le logement, l’alimentation, la communication, la santé, l’environnement les transports, l’énergie, etc.

 

La CGT exige le retrait immédiat de la loi dit de  transformation de la fonction publique.

Nous devons créer les conditions dans toutes les entreprises, et partout sur le territoire, d’une grande mobilisation unitaire et citoyenne le 9 mai.

Rendez vous nombreux et en rouge

à 10h00 Place de l’Hôtel de ville de Troyes

et à 15h30 Place de la mairie à Bar sur Aube.

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Pour voir dans la presse

Le 9 Mai les retraités défendent les services publics !

03 mai 2019 | Ecrit par Patrice MARCHAND

Le 9 Mai les retraités défendent les services publics !

À l’issue du « grand débat », Emmanuel Macron continue d’ignorer les attentes de la population en décidant de maintenir le cap de ses réformes et de sa politique. Il entend financer ses annonces vagues de baisse des impôts, de réindexation des petites pensions sur l’inflation, par la diminution des dépenses publiques. Il confirme la suppression de 120 000 emplois dans les services publics et la remise en cause du statut de la Fonction publique, malgré l’opposition unanime des neuf organisations syndicales.

Ce qui est programmé, c’est une destruction du rôle social de l’État en réduisant et en externalisant des missions de service public au profit du privé et au détriment du contribuable.

Pour lire le tract ou le télécharger

La CGT dénonce fermement les violences sur Paris.

02 mai 2019 | Ecrit par Patrice MARCHAND

UNE JOURNÉE DE LUTTES ET D’EXPRESSION DES REVENDICATIONS DES SALARIÉS EMPÊCHÉE DE SE DÉROULER SUR PARIS

Publié le 1 mai 2019
La CGT dénonce fermement les violences sur Paris.

Alors que le cortège intersyndical devait démarrer à 14h30, une répression inouïe et sans discernement a lieu suite aux actes de violence de certains.

Nos camarades présents, y compris notre secrétaire général, se font gazer et reçoivent des grenades. Ce scénario en cours, scandaleux et jamais vu, est  inadmissible dans notre démocratie.

Cette situation tranche avec les très nombreuses mobilisations de salariés, privés d’emploi et retraités qui ont eu lieu ce matin dans le calme dans plus de 240 manifestations.
Montreuil, le 1er mai 2019

Un 1er Mai revendicatif et unitaire à Troyes

02 mai 2019 | Ecrit par Patrice MARCHAND
Pour la première fois depuis des années, la quasi-totalité des syndicats se sont retrouvés pour défiler dans les rues troyennes pour le 1 er Mai.

On pourrait dire que c’est un 1er Mai mi-figue, mi-raisin. Malgré l’appel de cinq syndicats locaux (CGT, CFDT ; Unsa, CFTC et FSU), ils n’étaient « que » 500 manifestants – dont une cinquantaine de Gilets jaunes – dans les rues de Troyes pour un 1er Mai placé sous le signe de la revendication. Pas de quoi rougir non plus pour un rassemblement qui a vu les syndicats s’unir autour de cinq thèmes communs présentés lors de leur prise de parole unitaire à la fin du défilé, place de la Bourse du travail à Troyes.

1. Défendre la fonction publique

Avant d’entamer son intervention sur la fonction publique, Daniel Puigmal pour l’Unsa a tenu à rappeler la signification du 1er  Mai pour lequel dès 1890 « les manifestants ont pris l’habitude de défiler » avant que ne soit instauré le jour férié chômé et payé, le 30 avril 1947. « La fête internationale telle qu’elle est célébrée de nos jours tire son origine des combats du mouvement ouvrier pour obtenir la journée de huit heures. »

Il a ensuite développé son intervention sur le thème de la fonction publique en dénonçant un gouvernement qui cherche à la « privatiser » notamment en externalisant les services avec mutation d’office des agents et instauration de la rupture conventionnelle (sans les garanties et protections des salariés du privé). « La volonté du gouvernement est de faciliter l’iniquité et l’isolement dans la gestion des carrières », a encore fustigé le responsable syndical pour qui l’affaiblissement du statut de la fonction publique est « inacceptable ».

2. Plus de pouvoir d’achat

La CGT, représentée par Pedro Gabriel, a ensuite pris la parole sur la question du pouvoir d’achat. Une question « qui est sur les lèvres de la majorité d’entre nous. »

« Aujourd’hui, 9 millions de personnes vivent avec des revenus en dessous du seuil de pauvreté »

Une question qui focalise l’attention des médias et du gouvernement et où chacun y va de sa solution (suppression des cotisations salariales, suppression de la taxe d’habitation, chèque énergie, etc.) « les unes comme les autres étant de mauvais choix », a rappelé le responsable syndical pour qui la solution reste « l’augmentation des salaires », pourtant rarement mise en avant.

«  Aujourd’hui, 9 millions de personnes vivent avec des revenus en dessous du seuil de pauvreté, mais la France est dans le top 3 du versement des dividendes aux actionnaires. Il est urgent de redistribuer les richesses créées par le travail des salariés. »

3. Meilleure défense des salariés et meilleures conditions de travail

Rémi Bardeau qui a pris la suite au nom de la CFDT a d’abord posé la question qui fâche – pourrait-on dire : « Les travailleurs ont-ils besoin de nous ? Si vous êtes ici, vous êtes sans doute convaincus du rôle essentiel des syndicats. Mais tous les salariés et agents n’ont pas une vision claire des combats que nous menons », a d’emblée annoncé le responsable syndical. Il a toutefois insisté sur un constat sans appel : dans les entreprises où les syndicats sont représentés et en nombre suffisant, « l’écart de salaire entre l’ouvrier et le dirigeant est moins important, le Code du travail est mieux respecté et la réglementation s’applique, les accidents du travail sont moins nombreux, etc. »

Il n’a pas manqué également de tacler la mise en place du CSE, prévu par les ordonnances Macron, qui va entraîner « une diminution considérable des moyens ».

Il s’est également inquiété des conditions de travail et de la qualité de vie au travail qui nécessite un réel dialogue entre managers et représentants du personnel. « Nous voulons un travail qui permet de vivre dignement avec un salaire qui offre du pouvoir d’achat. Mais nous avons impérativement besoin d’un travail qui n’use pas les corps prématurément et qui permet d’arriver à la retraite en bonne santé physique et mentale. »

4. Lutter contre les risques psycho-sociaux

Une transition plus que parfaite pour la prise de parole de Jean-Michel Lucquin de la CFTC sur les risques psycho-sociaux (RPS). Une notion « devenue courante dans le monde du travail » et contre laquelle il s’avère « difficile de mettre en place des actions concrètes pour les prévenir ». Stress, burn out, dépression grave, consommation de médicaments, suicide sont devenus des symptômes très inquiétants, souligne le responsable syndical qui rappelle que le coût social du stress au travail peut monter jusqu’à 3 milliards d’euros. « Ce serait mieux en augmentation de salaire, non ? »

« Tous les matins, tous les jours, un salarié se suicide en France à cause du travail »

Il a également rappelé que 400 suicides par an sont liés au travail. « Tous les matins, tous les jours, un salarié se suicide en France à cause du travail. Et quelle mesure Muriel Pénicaud prend-elle contre ce fléau ? », a interrogé Jean-Michel Lucquin avant de laisser chacun « juger de la situation ».

5. Des économies qui finissent par coûter cher

Chargé de la conclusion de ce rassemblement intersyndical, Francis Gamon pour la FSU a d’emblée tapé dans le dur dénonçant « de puissants lobbies [qui] veulent nous persuader qu’il est urgent de faire des économies, d’équilibrer les comptes, d’instaurer plus de concurrence, plus de compétition ».

Il a ensuite appelé chacun à s’interroger sur les conséquences de cet équilibre forcené des comptes : « Faut-il pour cela que les élèves soient entassés dans des classes où il est impossible de prendre leur spécificité en compte, faut-il pour cela que dans certains Ehpad, les résidents n’aient que 5 € par jour pour manger, faut-il attendre six heures dans un service d’urgence avant d’être pris en charge ? »

Si le 1er Mai est un « symbole des protections et des solidarités transmis par les générations précédentes », le responsable de la FSU a appelé les manifestants à soutenir le mouvement du 9 mai pour la défense de la fonction publique et incité les citoyens à voter le 26 mai « pour demander une Europe plus sociale ».